Si vous n'avez pas remarqué que j'ai une pupille plus grosse que l'autre, c'est que vous êtes aveugles! Non, ce n'est pas parce que ma prescription est beaucoup plus forte d'un côté (même si c'est le cas!), je suis vraiment née comme ça. J'ai même manqué une journée de maternelle pour aller faire des tests à l'hôpital pour vérifier que mes yeux fonctionnaient bien. Je m'en souviens encore: j'étais vraiment mais vraiment pas contente de manquer l'école! hahaL'histoire comique liée à mes pupilles est en lien avec l'accident que j'ai eu à l'automne dernier. Comme toujours, je prends un petit (très long) détour pour revenir au sujet de départ. Voici donc le récit de mon accident du 2 octobre 2008:
À mon entraînement de nage synchronisée, on fait des essais pour nos "highlights" (plateformes, jumps, thrusts). Au fond, ça ressemble beaucoup à du cheerleading, mais dans l'eau: quelqu'un sert de plateforme pendant qu'une autre fille est debout sur son ventre (plateforme); on lance une fille dans les airs et elle fait une pirouette quelconque (jumps); on fait un genre de pyramide sous l'eau, on pousse toutes en même temps et une fille se lève debout complètement hors de l'eau sur les épaules d'une autre (thrusts).
On pratique donc un thrust. Il y a une fille qui sert de base; deux filles lui tiennent les pieds, une fille lui tient les hanches; des filles tiennent les hanches de ces filles-là, et une fille va se lever debout sur la base. Moi je tenais les hanches de la base. J'ai vu la fille se lever sur les épaules de la base, perdre l'équilibre et tomber vers l'arrière. La fille qui me tenait les hanches ne m'a pas lâchée. Je n'ai donc pas pu m'enlever du chemin et je n'ai pas calé quand j'ai reçu les fesses de la fille sur la tête. On s'entend qu'elle était deux ou trois pieds au-dessus de la surface de l'eau, alors ça a vraiment cogné!
Les sauveteurs de l'université d'Ottawa sont nuls!
Les filles m'ont traînée jusqu'au bord, je me suis accrochée, j'ai enlevé mon pince-nez. Tout ce que j'arrivais à dire, c'est "my neck hurts". Le sauveteur (je crois qu'il était dans le bureau avec les autres sauveteurs quand l'accident est arrivé et qu'il ne l'a pas vu... ça part déjà bien!) s'approche de moi:
Moi: My neck hurts, my neck hurts, my neck hurts...
Sauveteur: You think you can get out of the water by yourself?
Euh, t'es sauveteur toi? Mais bon, en état de choc, la fille réfléchit pas trop vite et se dit "je sens mes pieds et mes mains, je ne suis pas paralysée, je peux sortir de l'eau". Il me demande de bouger mon cou voir si ça fait mal (hello! ça fait mal sans que je bouge!). Je ne veux pas, il insiste, j'ai peur de rester paralyser, mais je le fais quand même. Je peux tourner à gauche et à droite, mais je ne peux ni lever ni baisser la tête.
Le sauveteur va me chercher de la glace dans un sac en plastique et je dois lui expliquer qu'il doit mettre une serviette ou du papier pour ne pas me brûler la peau. Depuis quand la victime doit diriger le sauveteur? J'ai fini par marcher jusqu'à la clinique de l'université avec mon entraîneure, à 5 minutes de la piscine.
Dès que mon entraîneure a dit "blessure au cou", la réceptionniste a été parler au médecin, qui m'a vue après 10 secondes d'attente. La médecin m'examine le cou, regarde où j'ai mal, etc. Elle prend une lumière et examine mes yeux. Fronce les sourcils. Et les réexamine. A l'air un peu moins calme. Et les ré-réexamine. C'est écrit dans sa face que quelque chose ne va pas. Et c'est là que je clique et que je lui dis:
Moi: En passant, j'ai une pupille plus grosse que l'autre. C'est normal, ça a toujours été comme ça.
Le médecin, avec un soupire de soulagement: Ouf! Parce que sinon, ça voudrait dire que tu as une très grosse hémorragie au cerveau!
C'est bon à savoir! La prochaine fois que j'aurais un accident qui implique la tête, j'essaierai de me souvenir quelle pupille est plus grosse que l'autre! Ça pourrait être utile à savoir, non? Parce que si jamais la droite est plus grosse que la gauche, c'est qu'il y a un sacré problème!
Finalement, la médecin me met un collet cervical et m'envoie à l'hôpital. Quatre heures plus tard, les radiographies sont belles, rien de fracturé ou de déplacé. Je ressors avec un billet du médecin me permettant de m'absenter pour 3 jours et une prescription de codéine pour une semaine. Joie!

Tu as raison de dire qu'il faut te souvenir laquelle des pupilles est plus grande que l'autre pour évité des mauvaises surprises ! Méchante histoire quand même !
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