vendredi 3 juillet 2009

Vive les journaux! s'écrièrent les gens.

Je suis une esclave. Eh oui. Ils appellent ça, à l'université, un "assistant de recherche", mais ça veut dire la même chose. Je travaille pour deux profs (ils sont mariés, c'est mignon) qui préparent l'édition critique de la correspondance de Jacques Ferron. Ils lisent les lettres qu'il a écrit à sa soeur Madeleine et à son mari Robert Cliche et quand Ferron ou Cliche parle d'un événement, d'une personne, ou d'affaire pas rapport, mes profs me demandent de trouver de l'information sur la chose en question.

Je passe donc mes journées à la bibliothèque, à alterner entre 50000 recherches google (vive google!), des livres (dont la majorité sont en annexes, je dois donc les commander et revenir 2 jours plus tard, frustration) et, bien sûr, les journaux sur microfilms.

Le plus intéressant, c'est bien entendu les journaux. Je hais les stupides machines pas ergonomiques du tout qui me donnent ultra mal au cou. Mais quand je commence à me tanner de travailler, je lis un ou deux articles au hasard, ça passe le temps. J'ai donc découvert qu'avant d'être très inquiète au sujet du communisme en 1949, la société québécoise s'inquiétait de l'arrivée de... la margarine!

Mais bon, tout ça pour vous partager ma dernière trouvaille:

Le Devoir, jeudi 9 juin 1949, p. 10

Un avion résout le dilemme de Barbara

Un jour de la semaine dernière, Barbara Ann Scott, la jolie patineuse canadienne, dans un hôtel à Toronto, se rendit compte qu'elle devait assister à une réception en son honneur cette même après-midi, mais sa robe était encore aux mains de sa couturière à Montréal. Que faire? Un coup de téléphone au bureau d'Air-Canada à Toronto arrangea tout. Par téléphone direct, on rejoignit un employé d'Air-Canada à Montréal, qui, sans perdre un moment, prit sa voiture, alla chercher la robe chez Gaby Bernier, et la déposa dans l'avion d'Air-Canada deux minutes avant son départ. À Toronto, une voiture attendait le paquet, et Barbara Ann arriva à sa réception à temps, habillée à son gré. À peine quatre heures s'étaient écoulées entre la découverte de Barbara Ann, et le moment d'entrer à la réception.

Le pire dans tout ça, c'est que ce n'est même pas dans la page de potins!!!

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire